Colonialism and the Rupturing of Indigenous Worldviews of Impairment and Relational Interdependence: A Beginning Dialogue towards Reclamation and Social Transformation

Heather Norris

Abstract


Impairment is a universal phenomenon, but it is given vastly different meanings in societies with differing cultural, political and economic structures. Understandings of impairment from Indigenous worldviews are grounded in a respect for the profound interdependency of all life in all its diversity and difference, bound together in a spider web of relations. Following Erevelles’ (2011) exposition of disability as a sociopolitical construct created as a means of patrolling the boundaries of citizenship through the control and manipulation of the constructed Other within a neocolonial state, I show how from the time of European contact onward, a Eurocentric interpretation of “disability” as an inherent lack of production-oriented capacity (and thus a deviation from valued, normative standards) has influenced understandings of impairment and disability within Indigenous societies in North America. This has marginalized people with impairments, and also forms part of a larger colonial project of assigning negative values to all forms of diversity and difference, marking them as deviations and as essentially synonymous with “disability.” At the same time, colonial relations of oppression and domination are responsible for conditions that give rise to both impairment and disability. I argue that the renewal and recentering of Indigenous worldview understandings of impairment and disability would support transformational change in our society through the power of interdependency and respectful relationships.
Keywords: Indigenous worldview; Eurocentric worldview; personalism; impairment, disability; interdependency
L’incapacité est un phénomène universel, mais peut avoir des sens énormement diverses dans des sociétés ayant des structures culturelles, politiques et économiques différentes.

Les definitions de l’incapacité suivant une conception du monde autochtones sont basées dans un profound respect pour les différences et la diversité de tout vie à travers des rapports tissant entre eux une véritable toile d’araignée de relations interdépendantes. J’utilise le concept du handicap comme construction sociopolitique que propose Erevelles (2011), créé afin de patrouiller les frontières de la citoyenneté à travers le contrôle et la manipulation de la constitution de “l’autre” à l’intérieure des limites de l’état néo-coloniale. Je démontre que depuis les premiers contacts avec les Européens, la conception de l’incapacité et du handicap des sociétés autochtones en Amérique du nord a été influence par une interpretation eurocentrique de “handicap” en tant qu’un manque de la capacité de production. Ceci a marginalizées les personnes handicapées, et de plus, fait partie d’un projet coloniale plus vaste, qui consiste à assigner des valeurs négatives à toutes formes de diversité et de différences, les marquant commes des déviations de la norme, et qui sont essentiellement presentées comme synonyme de “handicap”. En même temps, les relations néo-coloniales d’oppression et de domination sont responsables de créées les conditions qui engendre l’incapacité et le handicap. Je propose que renouveller et recentrer les conceptions autochtones du handicap et de l’incapacité servivrait a soutenir les changements transfromateurs grâce à la puissance des relations respectueuses et interdépendantes.
Mots-clés: conception du monde autochtone; conception du monde eurocentrique; personalisme; universalisme; normalité; interdépendance

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